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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Mar Nov 24, 2009 2:01 pm Sujet du message: |
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Peut étre une tentative de com? l'action SG n'est pas au plus mal.
A voir comment l'information est reprise dans les médias et le nombre de sources. _________________
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col.kurtz Général de corps d'armée

Inscrit le: 02 Mai 2005 Messages: 8111 Localisation: 3e Temple de Chu'Domo
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Posté le: Mar Nov 24, 2009 2:42 pm Sujet du message: |
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Que les pertes du secteur privé aient été épongées par le contribuable est sans doute l'information la plus largement connue du grand public. Tout comme l'est le fait que l'accélération des déficits publics soit une conséquence de la crise financière, et que cette augmentation constitue un danger pour l'économie mondiale. Je ne vois pas trop ce que le fait d'enfoncer des portes ouvertes opporte à la crédibilité de la SG ? _________________
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Mar Nov 24, 2009 3:07 pm Sujet du message: |
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Ils étaient en téte d'affiche pendant la crise des subprimes. L'opinion publique se souviendra de l'affaire KERVIEL, c'est du marketing.
On a connu des changements de nom de société pour moins que ça, non!
D'une certaine façon cela serait se dé-douaner de la suite. _________________
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col.kurtz Général de corps d'armée

Inscrit le: 02 Mai 2005 Messages: 8111 Localisation: 3e Temple de Chu'Domo
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Posté le: Mer Nov 25, 2009 12:14 pm Sujet du message: |
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Un article des Echos analysant les causes de la chute sans précédent du niveau du commerce international :
| Citation: | La mondialisation à rebours
[ 25/11/09 ]
JEAN-MARC VITTORI EST EDITORIALISTE AUX « ECHOS ».
Le grand événement économique de 2008 était éclatant : c'était la faillite de la banque Lehman Brothers. Le grand événement de 2009 est souterrain : c'est la cassure de la mondialisation.
Entre la chute de la maison new-yorkaise à la mi-septembre 2008 et le creux des cours de Bourse en mars 2009, les échanges mondiaux de marchandises ont chuté de… 38 %. Jamais dans l'histoire ne s'était produite une chute à la fois aussi forte et aussi soudaine, même lors de la Grande Dépression des années 1930. Les ministres du Commerce extérieur, qui se retrouvent la semaine prochaine à Genève pour un grand raout de l'Organisation mondiale du commerce, n'y peuvent mais. Sauf peut-être de tenter de repérer lequel des sept suspects a provoqué cette dégringolade sans précédent.
Le premier suspect, le plus évident, le plus dénoncé aussi, doit être innocenté d'emblée : c'est le protectionnisme. Dans les années 1930, les grands pays avaient fermé leurs frontières, aggravant encore la terrible crise économique. Mais le coup était parti avant le krach de 1929. La loi Smoot-Hawley, votée aux Etats-Unis en juin 1930 pour relever les droits de douane sur plus de 20.000 produits, s'inscrivait dans un cycle entamé… en 1922. Rien de tel cette fois-ci. Le professeur Simon Evenett, qui piste depuis son université helvétique de Saint-Gall les mesures protectionnistes, a certes recensé des centaines d'atteintes récentes au libre-échange. Mais il s'agit de coups de canif, donnés sur des produits précis, souvent dans un cadre bilatéral. Rien à voir avec les coups de hache donnés par les sénateurs Hawley et Smoot !
Vient juste après un autre suspect : la finance. Car les échanges mondiaux fonctionnent au crédit à l'exportation. Et ce crédit a fatalement subi la crise de l'automne dernier. Mais les économistes du FMI estiment, dans leur rapport publié le mois dernier après avoir effectué une enquête auprès des banquiers, que c'est un coupable mineur : « C'est la diminution de la demande, plutôt que des difficultés à obtenir des crédits commerciaux, qui a été l'un des facteurs déterminants de la contraction. » Andrei Levchenko, Logan Lewis et Linda Tesar, chercheurs à l'université du Michigan, ont travaillé différemment sur le cas des Etats-Unis en examinant les échanges à un niveau très fin. Ils parviennent à la même conclusion : « Nous ne trouvons rien qui puisse soutenir l'hypothèse que le crédit commercial a joué un rôle dans l'effondrement récent des échanges. »
Venons donc aux vrais coupables. Le troisième suspect a bien sa part de responsabilité. C'est le choc Lehman, qui a synchronisé pour la première fois de l'histoire les économies du monde entier. Lors des chocs précédents, certains pays dévissaient, mais d'autres résistaient. Rien de semblable cette fois-ci. Dans un article publié sur le site VoxEU.org, les économistes Richard Baldwin et Daria Taglioni relèvent que lors de la récession américaine de 2001, sur un échantillon de 52 pays, seulement 39 % des échanges bilatéraux avaient baissé, à la fois du côté import et export. Cette fois-ci, la proportion est montée à 83 %. Se produisant partout dans le monde au même moment, le choc synchronisé a mécaniquement amplifié la chute.
Le quatrième suspect est lui aussi coupable. Il s'agit de la composition du commerce mondial. Les produits qui s'échangent le plus sont aussi ceux dont la demande a le plus chuté, comme l'automobile ou les machines. Les trois économistes de l'université du Michigan le montrent clairement. Il y a là un « effet report » : il est plus facile de reporter l'achat d'une voiture ou d'une nouvelle machine que celui du blé ou d'un pantalon.
Le cinquième suspect est impliqué à coup sûr. C'est le cousin du précédent : l'effet qualité. Pendant la crise, les consommateurs ont préféré acheter du bas de gamme. Selon les calculs d'Antoine Berthou et Charlotte Emlinger, chercheurs au Cepii, les importations de quinze pays européens ont baissé en un an de 17 % sur le bas de gamme et de 23 % sur le haut de gamme, créneau sur lequel la chute s'est accentuée fin 2008. La valeur des échanges a plus baissé que leur volume.
Le sixième suspect a eu exactement le même impact, mais par un autre canal : c'est l'effet prix. Arrêtant brutalement de constituer des stocks de fournitures, les entreprises ont provoqué une chute des cours des matières premières, qui font le quart des exportations mondiales. De juillet 2008 à février 2009, l'indice CRB à terme, le plus large, a chuté de plus de 40 %. Là encore, la valeur a plus chuté que le volume.
Le rôle du dernier suspect est plus difficile à prouver. Il pourrait être appelé l'effet proximité. Dans des chaînes de production de plus en plus éclatées aux quatre coins du monde, les industriels auraient cherché à recentrer leur production au pays, là où ils connaissent le mieux les sous-traitants et les banquiers. Au printemps dernier, Porsche a par exemple réduit ses commandes à ses fournisseurs finlandais en maintenant ses achats en Allemagne. Mais au-delà des anecdotes, cet effet ne semble pas évident.
Au total, la chute du commerce mondial paraît s'expliquer par des causes logiques… et réversibles. Le rebond devrait donc suivre. Au deuxième trimestre 2009, les exportations mondiales ont d'ailleurs gagné 8 %. Mais rien ne dit pour l'instant que la crise n'a pas changé en profondeur les flux des échanges.
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kybuto Aspirant

Inscrit le: 03 Juin 2009 Messages: 195
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Posté le: Mer Nov 25, 2009 10:29 pm Sujet du message: |
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Intéressant. merci pour l'article.
| col.kurtz a écrit: | | Citation: | La mondialisation à rebours
[...]
Mais rien ne dit pour l'instant que la crise n'a pas changé en profondeur les flux des échanges. |
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J'aurais plutôt dit, rien ne dit pour l'instant que la crise a changé en profondeur les flux des échanges. |
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Mar Juil 06, 2010 12:25 pm Sujet du message: |
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| Citation: |
Le blog finance
Allemagne : réduction des emprunts en vue ... mais augmentation du spread
L'Allemagne prévoit de réduire ses nouveaux emprunts de 80 milliards d'euros sur cinq ans. Une annonce d'autant plus importante qu'elle met en avant les capacités allemandes à gérer son budget de manière fine ... tout en lançant un message de taille à ses « partenaires » européens.
Rappelons en effet que le Bund, obligation d'État allemande (équivalent de l'OAT française) sert de référence pour le calcul de la marge actuarielle (spread) des obligations de la zone euro ....
Le projet de budget pour 2011 prévoit ainsi une première réduction de 34 milliards d'euros des nouvelles émissions sur les deux prochaines années par rapport aux prévisions initiales.
Le montant final devrait être approuvé en conseil des ministres mercredi puis être voté par le parlement en novembre.
Le projet de budget prévoit aussi une réduction des dépenses à 307,4 milliards d'euros en 2011, soit une baisse de 3,8% par rapport à 2010.
Les nouveaux emprunts, prévus à 65,2 milliards d'euros cette année, tomberont à 57,5 milliards d'euros en 2011, 40,1 milliards d'euros en 2012 et 31,6 milliards en 2013, à comparer à 34,1 milliards en 2009.
Le mois dernier, la chancelière Angela Merkel a dévoilé un plan d'économies de 80 milliards d'euros sur quatre ans. Mais certains économistes considèrent toutefois ce chiffre comme quelque peu exagéré. Une fourchette comprise entre 27 et 33 milliards d'euros d'économies serait plus crédible.
Mais avant tout l'Allemagne semble faire un tour pendable aux pays européens en crise. Déjà, depuis le début de la crise bancaire, à la mi-2007, et depuis sa contagion à l'Europe, en octobre 2008, l'écart (spread en anglais) de taux d'intérêt s'était fortement creusé entre l'emprunt d'Etat de référence à dix ans (le Bund allemand) et celui des autres emprunts d'Etat de la zone euro.
Suite aux nouvelles mesures prises par Angela Merkel, les choses ne devraient pas s'arranger, loin s'en faut.
Au contraire, les marchés devraient mathématiquement exiger de la plupart des pays qui veulent emprunter pour financer leur plan de relance une «prime de risque» encore plus élevée. « Une défiance à l'égard de la solvabilité à long terme des Etats et donc leur capacité à rester membre de la zone euro » notait un brin visionnaire le journal « Libération » en janvier 2009 ...
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Ven Juil 16, 2010 9:23 am Sujet du message: |
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| Citation: | Le Congrès américain adopte définitivement la réforme du système financier
Par RFI le : vendredi 16 juillet 2010
La réforme bancaire et financière la plus importante depuis la Grande dépression des années 1930 a été définitivement adoptée le 15 juillet par le Congrès des Etats-Unis après un vote du Sénat américain par 60 voix contre 39. Le texte devrait être promulgué par le président Barack Obama la semaine prochaine, a indiqué la Maison Bblanche.
Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du
On dit aux Etats-Unis que c’est la réforme la plus importante dans ce domaine depuis les années 1930. A l’époque, le crash boursier de 1929 avait plongé les Etats-Unis et le monde dans la récession.
Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, cette loi est en quelque sorte la conséquence de la crise financière de l’automne 2008, qui avait provoqué le quasi- effondrement de plusieurs grosses institutions financières américaines et qui, là aussi, avait été l’un des facteurs déclenchants de la crise économique.
Après des mois de négociations et de tractations, la version finale du texte a donc été adoptée le 15 juillet par le Sénat. Trois républicains ont voté pour, un démocrate en revanche a voté contre, en estimant que le texte n’allait pas assez loin dans la régulation des institutions financières.
Le texte, très technique, fait 2300 pages, et il n’est pas certain d’ailleurs que tous les parlementaires l’aient lu. L’idée générale, c’est de mieux contrôler les produits financiers et les institutions qui les commercialisent ainsi que de protéger les consommateurs de ces produits financiers. Un organisme va d’ailleurs être créé pour cela au sein de la Banque centrale.
Il faut se souvenir que la crise a été provoquée par le fait que certains organismes de crédit avaient fait souscrire à des gens modestes des crédits immobiliers dont les taux augmentaient de façon vertigineuse et les gens n’en étaient pas conscients au moment de contracter ces prêts. Ce genre de pratique en principe ne sera plus possible.
Enfin, il est prévu que les banques et les institutions financières en difficulté ne puissent plus être renflouées par l’argent du contribuable. Le secrétaire au Trésor a résumé les choses jeudi 15 juillet en estimant que cette réforme récompenserait la prudence dans le monde de la finance. Une prudence, qui n’a probablement pas été la qualité la mieux partagée dans le secteur ces dernières années. |
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col.kurtz Général de corps d'armée

Inscrit le: 02 Mai 2005 Messages: 8111 Localisation: 3e Temple de Chu'Domo
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Posté le: Ven Juil 16, 2010 10:50 am Sujet du message: |
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| Citation: |
Goldman Sachs paye une amende historique
Le Figaro.fr
16/07/2010 |
Accusée de fraude par le gendarme de la Bourse américain, la SEC, la banque d'affaires américaine a accepté de payer une amende de 550 millions de dollars. En revanche, aucun accord n'a été trouvé avec Fabrice Tourre, le cadre français de Goldman Sachs au coeur des accusations.
C'est la plus grosse amende jamais payée par une entreprise de Wall Street. 550 millions de dollars, soit la somme que Goldman Sachs a acceptée de payer pour solder une plainte de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américain, qui l'accusait de fraude. Plus précisément, Goldman Sachs était accusée depuis avril de fraude sur la vente d'un produit, Abacus, adossé à des dérivés de crédits immobiliers. La SEC reproche à la banque de ne pas avoir prévenu les investisseurs qu'un important client, le fonds spéculatif de John Paulson, était intervenu dans la sélection des dérivés de crédit entrant dans la composition de l'Abacus alors qu'il pariait sur la chute du marché immobilier américain.
L'information publiée jeudi par le New York Times a été confirmée quelques minutes plus tard par la SEC. Selon les termes de l'accord, Goldman Sachs versera 300 millions de dollars au Trésor américain et le reste sera restitué aux investisseurs floués. Si Goldman Sachs n'admet pas avoir commis de méfaits, la banque reconnaît que les informations concernant ces produits étaient incomplètes.
La régulation financière est en marche aux Etats-Unis
Goldman Sachs «va payer 550 millions de dollars et réformer ses méthodes pour solder les accusation de la SEC selon lesquelles Goldman a trompé les investisseurs avec un produit lié aux «subprimes» alors que le marché immobilier américain commençait à s'effondrer», indique le communiqué. Selon la SEC, il s'agit de «la plus importante amende payée par une firme de Wall Street» à ses services.
En revanche, le régulateur boursier américain continue de porusuivre Fabrice Tourre, le cadre français de Goldman Sachs au coeur des accusations. «Nous travaillons sur ce dossier», a déclaré l'un des responsables de la SEC.
Goldman Sachs, qui avait déclaré que les accusations dont elle faisait l'objet étaient «complètement infondées», a donc finalement choisi la solution de la sagesse. Quelques heures auparavant, le Sénat américain adoptait la version finale de la réforme de régulation financière. Une page se tourne aux Etats-Unis.
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Lun Juil 19, 2010 12:29 pm Sujet du message: |
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Le mot cassus belli étant employé sur le blog finance
| Citation: | Le FMI table sur une croissance mondiale de +4.5% en 2010
Le FMI vient de publier une mise à jour de ses perspectives pour l'économie mondiale, où il annonce une croissance de +4.5% en 2010, et +4.25% en 2011.
Ce rapport révise à la hausse la croissance en 2010 d'un demi-point, par rapport aux estimations publiées en avril dernier, qui s'explique par un une meilleure activité au premier semestre de l'année.
Pour 2011, le FMI se veut prudent et ne change pas ses prévisions : il souligne en effet que "les risques de dégradation ont augmenté considérablement sur fond de nouveaux remous sur les marchés financiers". La crise ne serait-elle finalement que financière ?
Le rapport souligne que les nouvelles prévisions dépendent des mesures qui seront prises par les gouvernements, afin de "rétablir la confiance sans nuire à la reprise". Rien de bien nouveau en fait :
- dans les pays dits avancés, et particulièrement dans la zone euro, les efforts doivent être concentrés sur un rééquilibrage crédible (sic) de leurs finances publiques, en mettant en place des réformes sur les droits à prestations (santé, retraites, assurance chômage) et aussi des systèmes fiscaux. La politique budgétaire, appuyée par une politique monétaire accommodante (re-sic), "doit être complétée par des réformes du secteur financier et des réformes structurelles qui permettront d'accélérer la croissance et de rehausser la compétitivité."
- les pays dits émergents devront participer au rééquilibre de la demande mondiale en opérant des réformes structurelles et, en assouplissant leur taux de change dans certains cas (la Chine par exemple ?) .
Tout cela fait quand même un peu voeux pieux. Il parait illusoire à moyen terme de voir se mettre en place une réforme du système financier mondial, et de voir Jean-Claude Trichet, Président de la BCE, accepter d'un jour à l'autre de lâcher du lest sur sa position d'orthodoxie financière pour la zone euro. Quant à demander à l'Inde ou à la Chine de produire et de vendre moins au monde, et de laisser leur monnaie se réapprécier par rapport au Dollar US ou à l'Euro, ce serait carrément un casus belli.
Concernant France, ses estimations de croissance en font d'elle un relatif bon élève : +1.4% en 2010 et +1.6% en 2011, bien mieux que la moyenne de la zone euro 1% en 2010 et 1.3% en 2011, mais beaucoup moins bien que les Etats-Unis : +3.3% en 2010 et +2.9% e 2011.
A comparer aux perspectives de la Chine +10.5% en 2010 et +9.6% en 2011, et de l'Inde : +9.4% en 2010 et +8.4% en 2011, qui surperforment le tableau des estimations de croissance par pays : |
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Lun Juil 19, 2010 12:31 pm Sujet du message: |
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Source : La Tribune.fr - 16/07/2010 | 19
"Le matraquage contre les banques est allé trop loin !"
| Citation: | Un an après son arrivée chez Mastercard, Ajay Banga a été nommé le 1er juillet à la tête du du numéro deux mondial des cartes de crédit. Dans un entretien paru ce samedi dans le quotidien belge L'Echo, il explique pourquoi, à ses yeux, les attaques de l'opinion publique et des médias contre les banquiers sont excessives. Il revient également sur la limitation, aux Etats-Unis, des commissions imposées aux commerçants lorsque les achats sont réglés par une carte bancaire.
Quelques jours après votre prise de fonction, comment voyez-vous votre rôle chez Mastercard ?
Nous en sommes à une étape importante dans l'industrie du paiement où la proportion des paiements en cash et en chèques va se réduire au fil du temps. Cela a déjà commencé dans de nombreux pays en Europe, et aux Etats-Unis. En Italie, 80% des dépenses de consommation se font en cash, au Japon de 70% à 80%, en Russie et en Inde cela représente plus de 90%. Aux Etats-Unis et en Europe, c'est un peu plus de 40%. La part de cash se réduit, mais il reste encore un long chemin à faire. La globalisation a fait évoluer le rapport avec l'argent liquide. Les gouvernements ont envie de voir les opérations en cash se réduire car le cash est inefficace. Il a des implications dans l'économie souterraine et pose aussi des questions du point du vue de la transparence fiscale. Aux Etats-Unis, l'administration a décidé que d'ici 2013 chaque paiement à la sécurité sociale se ferait par carte prépayée ou dépôt direct à la banque. Le vent est en notre faveur. C'est comme cela que je vois notre société : comme un bateau sur la mer qui doit toujours s'adapter à la direction du vent.
C'est pourtant une période agitée pour le marché des cartes de crédit et débit. Vous avez montré une forte opposition aux propositions du Sénat américain qui limitent les commissions d'interchange bancaire (versée par la banque du commerçant à celle du porteur de cartes) sur les cartes de débit. Pourquoi ?
Je tiens d'abord à dire qu'une fois que la législation sera adoptée (NDLR: le Congrès a voté la réforme financière jeudi), votre question ne se posera plus et nous devrons appliquer les nouvelles règles. Il faut avoir conscience que les systèmes de paiement créent de la valeur pour tout le monde. Si l'on se place du côté des commerçants, des études montrent que si vous acceptez les paiements par carte, vos ventes augmentent et qu'il y a moins de vols dans les magasins. Les consommateurs, eux, sont récompensés (NDLR: via des programmes de fidélité par exemple). Pour les banques, le traitement du cash engendre des coûts de personnel importants. Rien ne montre que des mesures restrictives bénéficieront au consommateur. En Australie où de telles règles ont été adoptées, les « rewards » ont été réduits, les chèques ont fait leur retour et les commissions ont augmenté.
Redoutez-vous un impact sur vos revenus ?
Nous ne gagnons pas d'argent avec l'interchange. Cela n'impacte donc pas nos revenus qui proviennent des commissions que nous chargeons aux banques. L'impact indirect pourrait être que les banques deviennent moins intéressées pour poursuivre leur activité de cartes bancaires. Mais il faudra plusieurs années pour le savoir. Pour en revenir à l'image du bateau, je ne pense pas que cela représente une tempête sur notre route.
Comment renforcer la protection des consommateurs ?
Il ne faut pas seulement raisonner en terme de régulation mais aussi en terme de besoins des consommateurs. Les paiements par téléphone mobile et le e-commerce se développent. En Inde par exemple, il y a des projets de paiements par empreintes digitales via les téléphones mobiles. Il faut être capable d'investir dans les technologies innovantes, même dans les périodes de difficultés économiques. Je consacre la moitié de mon temps à gérer nos activités et un quart à l'innovation. Le reste porte sur la diversification de nos revenus. Aujourd'hui, 45 % de nos revenus proviennent des Etats-Unis et les autres 55% de l'étranger.
A terme, à quel niveau souhaitez-vous porter la part de vos revenus tirée en dehors des Etats-Unis ?
Je ne le sais pas encore. Cela fait à peine 10 jours que j'ai pris mes fonctions ! La croissance économique provient aujourd'hui de zones géographiques différentes d'il y a 10 ans. La taille des marchés aux Etats-Unis et en Europe les rend toujours attrayants. Mais les croissances les plus fortes sont en Asie, Amérique latine, Pologne, Hongrie ou au Moyen Orient. L'Afrique sera aussi une importante source de croissance dans les 10 à 20 prochaines années.
L'Inde fait partie de ces pays émergents. Est-ce que cela explique le nombre croissant de CEO indiens à la tête de multinationales ?
Au cours des dernières décennies, beaucoup de ces compagnies ont lancé des filiales en Inde, et y ont trouvé un grand nombre de salariés avec un bon niveau de formation, qui parlaient bien l'anglais et qui étaient prêts à partir à l'étranger. Il y a une vingtaine d'années, les opportunités étaient limitées en Inde. Aujourd'hui, c'est plus dur de trouver des candidats à l'expatriation car la croissance est forte en Inde. Les Indiens qui sont partis il y a des années commencent à faire tomber les barrières et à atteindre des postes élevés dans le top management. Aujourd'hui, la plupart des Indiens qui occupent de hautes fonctions ont étudié en Europe ou aux Etats-Unis. C'est seulement maintenant que des gens comme moi, qui ont fait toutes leurs études en Inde, parviennent aussi à ces niveaux. Mais je ne pense pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec les marchés émergents.
En septembre 2009, Mastercard a annoncé 130 suppressions de postes. Envisagez-vous des réductions d'effectifs supplémentaires ?
Ce que je veux dire tout d'abord, c'est que je souhaite que nos employés aient le pouvoir de prendre des décisions. Ceux qui sont au plus proche des clients doivent recevoir de plus en plus de pouvoir pour prendre des décisions. Cela signifie que les managers doivent faire un arbitrage entre le risque et la récompense. J'appelle cela une prise de risque réfléchie. Si vous n'avez pas les connaissances suffisantes, alors adressez-vous à une autre personne qui les a. Ce qui compte aussi, ce sont les opportunités de croissance. Par exemple, nous allons ouvrir un bureau aux Pays-Bas dans les prochains mois car il y a du potentiel dans l'industrie des paiements. Je ne peux pas dire si ce que nous sommes en train de mettre en place va donner lieu à une réorganisation ou une restructuration mais, à ce stade, je n'ai pas de plan de restructuration.
Après presque 14 ans chez Citigroup, vous avez rejoint Mastercard en 2009. De nombreux banquiers sont partis à la concurrence. Est-ce que cela peut s'expliquer par la pression sur les salaires et les bonus ?
Personnellement, je suis parti parce que cela représentait la chance d'une vie. J'ai travaillé pour Nestlé, Pepsi Cola, Citibank. J'ai vécu dans 9 différentes villes en Inde, à Londres, Bruxelles, New York et Hong Kong. J'ai beaucoup d'énergie à mettre au service de Mastercard. Cela n'a rien à voir avec ce que Citibank traverse. Citibank m'a donné les meilleures 14 années de ma vie. Je pense que Vikram (NDLR: Vikram Pandit, CEO de Citibank) est un manager remarquable et qu'il est l'une des meilleures personnes pour Citi. C'est là où j'ai appris l'importance de la délégation au management local.
Ne pensez-vous pas malgré tout qu'il y a un risque de perte des talents pour les banques ?
Je crois que les changements en matière de régulation et que tout le matraquage contre les banques amené par les médias, mais aussi sous la pression de l'opinion publique sont allés trop loin. J'ai bien peur que cela entraîne un exode des talents dans le secteur financier. Les gens veulent travailler là où ils se sentent respectés et demandés. Imaginez : si à chaque fois que vous allez à une « cocktail party » et qu'à l'évocation de votre profession, le réflexe des gens est de vous tourner le dos, alors très vite vous risquez de vous remettre en question. C'est tout l'enjeu ! Les banques jouent un rôle dans la société. Elles n'ont sans doute pas joué le bon rôle au cours des deux dernières années. Nous devons tous retenir une leçon par rapport à ce qui n'a pas fonctionné. Nous devons travailler très dur pour faire du secteur bancaire un environnement meilleur.
Propos recueillis par Krystèle Tachdjian (l'Echo) et Pieter Suy (De Tijd)
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col.kurtz Général de corps d'armée

Inscrit le: 02 Mai 2005 Messages: 8111 Localisation: 3e Temple de Chu'Domo
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Posté le: Lun Juil 19, 2010 2:15 pm Sujet du message: |
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| nikesfeld a écrit: |
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Oui, là c'est vraiment le cas de le dire
Sympa le publi-reportage qui lave (les banques) plus blanc
Et puis qu'Ajay Banga ne se plaigne pas, en terme d'image il y a pire qu'être banquier: il pourrait être employé chez BP  _________________
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Mar Juil 20, 2010 12:37 pm Sujet du message: |
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Disons qu'il y a 2 sujets...
Le premier c'est que ce discours arrive dans les médias conventionnels.
Le second plus philosophique est ce que l'affiche de manager issu de pays émergents dédouanent les transnationnales de leurs responsabilités sociales ?
Cette arrivée de nouveau cadre Est ce une tendance comme affirmé dans le reportage. _________________
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nikesfeld Général de corps d'armée

Inscrit le: 07 Mai 2005 Messages: 8038
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Posté le: Jeu Juil 29, 2010 12:04 pm Sujet du message: |
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Courrier internationnal
Athènes contraint les routiers à cesser leur grève
29.07.2010 | I Kathimerini
es routiers grecs, en grève depuis trois jours, ont été sommés le 28 juillet de cesser leur mouvement. "Le Premier ministre a signé un ordre de mobilisation civile. Les stations-service devraient reprendre la livraison d'essence ce 29 juillet", relate en une le quotidien athénien (version anglophone). L'ordre de mobilisation civile, en assimilant les routiers à des membres des forces armées, les rend susceptibles d'être réquisitionnés. Il est tombé quelques heures après l'échec d'une réunion de conciliation. _________________
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Winston Obrien Lieutenant

Inscrit le: 27 Juin 2008 Messages: 440
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Posté le: Ven Juil 30, 2010 9:06 am Sujet du message: |
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on peut pas se servir longtemps de ce genre de cartouches _________________ Winston Obrien
Un barbu, c'est un Barbu. Trois barbus, c'est des barbouzes |
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col.kurtz Général de corps d'armée

Inscrit le: 02 Mai 2005 Messages: 8111 Localisation: 3e Temple de Chu'Domo
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Posté le: Mer Sep 01, 2010 9:51 am Sujet du message: |
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Oups!
| Citation: | USA: les autorités boursières accusent Moody's d'erreurs dans sa notation
31/08/2010 23:28 - AFP
L'autorité américaine de régulation des marchés financiers, la SEC, a accusé mardi l'agence d'évaluation Moody's d'avoir commis et caché des erreurs manifestes dans la notation de certains titres de dette, et mis en garde contre les agences de notation en général.
L'erreur ne concerne pas un produit échangé aux Etats-Unis, mais la SEC a prévenu les investisseurs américains qu'ils devaient se méfier des notations accordées par les agences comme Moody's.
Elle a indiqué dans un communiqué avoir "publié un rapport mettant en garde les agences de notation au sujet de pratiques de notation trompeuses et leur rappelant l'importance de contrôle internes suffisants au sujet des politiques, procédures et méthodologies qu'utilisent ces entreprises pour déterminer les notes de dette".
Elle a cependant ajouté que dans le cas de l'erreur, elle ne pousserait pas plus loin son enquête car elle n'en a pas la compétence légale.
"D'après le rapport, un analyste de Moody's a découvert début 2007 qu'une erreur dans un programme informatique avait relevé de 1,5 à 3,5 crans le modèle utilisé pour déterminer les notes de dette pour certains" produits dérivés de titres de dette, appelés CPDO, a indiqué la SEC.
"Néanmoins, peu de temps après, lors d'une réunion en Europe, un comité de notation de Moody's s'est prononcé contre la proposition de corriger les notes, en partie à cause des conséquences négatives" qu'entrainerait une telle décision "sur la réputation de Moody's", a ajouté la SEC.
Cette admonestation, sans conséquence à ce stade, pourrait coûter cher à Moody's si elle était suivie d'autres. La loi de réforme de la régulation financière promulguée en juillet donne en effet à la SEC le pouvoir de suspendre l'activité aux Etats-Unis d'agences de notation qui commettraient des erreurs manifestes et répétées.
"Les investisseurs se fient aux déclarations que les agences de notation font dans leurs demandes d'accréditation et rapports soumis à la Commission, en particulier ceux qui déterminent comment elles établissent leurs notes de dette", a indiqué un responsable de la SEC, Robert Khuzami, cité dans le communiqué.
"Il est crucial que les agences prennent les mesures nécessaires pour s'assurer de l'exactitude de ces déclarations", a-t-il ajouté.
Révélée dans la presse dès 2008, l'affaire avait déjà été évoquée en juin devant la Commission d'enquête sur la crise financière, une entité indépendante dont les conclusions sont attendues à la fin de l'année.
Les CPDO ("Constant Proportion Debt Obligations") sont des dérivés complexes bâtis à partir d'autres dérivés, les CDS ("Credit Default Swaps"). Inventés en 2006 par la banque néerlandaise ABN Amro, ils permettaient aux investisseurs d'investir à long terme sur la possibilité de profiter du maintien à un niveau élevé de la notation de certains titres de dette.
Leur valeur s'est effondrée très rapidement avec la crise financière, et ce produit a disparu de la circulation.
Dans une étude publiée en mai, deux économistes de la banque centrale américaine, Michael Gordy et Sren Willemann, qualifiaient les CPDO d'"exemples monstrueux des excès de l'ingénierie financière sur le marché du crédit", montrant les lacunes inhérentes au processus de notation.
Ils révélaient que Moody's et sa concurrente Standard and Poor's leur attribuaient régulièrement la note "AAA", mais tout au plus une probabilité d'une sur dix millions aux événements qui se sont produits sur les marchés du crédit en 2008.
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